C’est qui Simon Richir ?! 🤨

Mon lieu d’exercice : Le Laval Virtual Center

Simon Richir par Simon Richir
T’es fin Bio min fiu !* 😎
Je naquis en l’an 1964 d’inch’ nord, dans la bonne ville d’Amiens, célèbre pour ses hortillonnages, ses ficelles picardes et son Président Macron, troisième personnage le plus célèbre de la Picardie après Jules Verne et moi. J’entrais à l’école à 3 ans avec ma mère Françoise, en sixième avec mon père Jacques, et je m’étais juré de ne jamais devenir moi-même enseignant ! Aujourd’hui je suis Professeur des Universités aux Arts et Métiers, et j’ai accueilli mon fils ainé au sein de mon Master sur la Réalité Virtuelle à Laval. Il souhaite lui aussi devenir un jour enseignant ! Comme quoi notre destinée est probablement programmée dans nos gènes, et notre libre arbitre n’est qu’une illusion de psychanalyste névrosé.
Très tôt attiré par les feux de la rampe, mon premier son et lumière à 12 ans dans le parc d’un château donne naissance à une troupe de cirque : les Enfants de la Lune de Conty. Je prends la direction de la bande des clowns et c’est parti pour plus de 10 ans de clowneries, de mobylettes trafiquées pour des entrées en scène délirantes, de robots qui explosent, de planches qui cassent… Je continuerai ensuite à imaginer des numéros, à écrire des saynètes dans le cadre du théâtre d’entreprise avant de passer au théâtre d’improvisation avec la Tila et la Compagnie des Imposteurs 40 ans plus tard. Ah, l’improvisation théâtrale, le doux frisson de se jeter dans le vide quand on entre dans l’arène en ignorant ce qui va se passer et ce qu’on va bien pouvoir imaginer ! Ce savoir lâcher prise devrait être enseigné dans toutes les écoles tout comme la méditation et la bienveillance.
Le confinement Covid 2020 m’a rappelé que j’avais une super épouse et trois merveilleux enfants qui ont tous un incroyable talent. Mon équipe de recherche « Présence & innovation », et mes étudiants du Laval Virtual Center sont fantastiques et ils m’accompagnent avec bienveillance dans mes délires créatifs. Comme disait Voltaire, il faut cultiver son jardin et aller promener son chien. Début 2022, je vais créer et animer à Laval un nouveau groupe Germe pour le perfectionnement managérial des managers confirmés. Après 12 ans comme adhérent Germe, je vais partager mon enthousiasme et tout ce que j’ai appris et expérimenté avec un groupe bienveillant d’heureux managers mayennais !

* « Tu es très beau/bio mon garçon » en ch’ti, appellation coutumière donnée au patois picard.

Mes dates clés 🔑
1964 – Né à Amiens (80 Somme)
1987 РDipl̫m̩ Arts et M̩tiers, Lille (Li.184)
1995 – Maître de conférences à l’université d’Angers (Polytech Angers)
1999 – Co-fonde Laval Virtual, dont il prend la direction scientifique
2005 – Professeur des universités des Arts et Métiers, directeur et fondateur de l’institut Arts et Métiers de Laval et du laboratoire de recherche « Présence & innovation »
2006 РCr̩e le master recherche Management des Technologies Interactives 3D
2017 – S’installe avec son équipe et ses étudiants au « Laval Virtual Center », création de Laval Virtual Asia
2021 – 23ème édition de Laval Virtual en mode « comodal » (réel + virtuel dans le LV World)

Version courte d’ArtOtech avec toutes les interventions de Simon Richir – France 3 Pays de la Loire

Le Henri Verneuil du 21ème siècle par Claudine Moitié, journaliste

Professeur, Simon Richir a créé Laval Virtual, fondé un laboratoire de recherche, conçu l’institut Arts et Métiers de Laval et enfanté un master consacré à la Réalité Virtuelle. Ar-tiste dans l’âme, il concède même avoir du mal à suivre les mille et une idées qui jaillissent de sa tête. Portrait d’un homme épanoui.

C’est un homme bouillonnant, qui envoie son pesant de mégajoules à la minute. Simon Richir (Li. 184) cite Shakespeare — «Ils ont échoué car ils n’avaient pas commencé par le rêve» —, comme il avoue avoir voulu suivre les pas d’Henri Verneuil (Ai. 140) — «Parle comme s’il n’y avait pas de lendemain pour rattraper ce que tu as dis la veille». Il précise : « Je ne suis finalement pas devenu réalisateur de cinéma, mais, à mon sens, la réalité virtuelle est le cinéma du 21ème siècle. Je serai peut-être un Ver-neuil moderne ! » Car le professeur des universités Simon Richir est le cofondateur et directeur scientifique de Laval Virtual , rencontres internationales des technologies et usages du virtuel.

Tout petit, déjà, il était clown dans la troupe de son village du côté d’Amiens. À Lille, il était — bien sûr — zident anim’s et, pour son projet de fin d’études, il a réalisé le film officiel de l’Ecole. Mais, surtout, il a monté la troupe de théâtre des Pic Assiette. Il voulait enchaîner avec la Fémis, mais, devant la grimace de ses parents, il opte pour un master à l’Ensam, sur la conception de produits et l’innovation. Mais avant, il doit s’acquitter de son service militaire. Il le choisit civil chez Meccano, alors en perte de vitesse, et participe au sauvetage de l’entreprise calaisienne. Ses prototypes, radio-commandés ou commandés par ordinateur, remportent un tel succès que l’une de ses inventions sera présentée sur Canal+.

Seize mois plus tard, il engage une thèse sur la conception des jouets et prend des cours au conservatoire de théâtre du 6e arrondissement de Paris. À Iéna, avec les Pic Assiette, il donne des pièces teintées d’humour sarcastique ou absurde; avec les Paris du rire, il invite des artistes, tels qu’Élie Kakou ou Dany Boon, à monter sur scène offrir des extraits de leur spectacle. Enfin, avec un copain gadzarts, il se lance dans le théâtre d’entreprise. «Je ne dormais pas beau-coup! Et, même encore aujourd’hui, j’ai besoin de projets, de créativité.»

En 1995, l’université d’Angers le recrute comme Maître de conférences — «et pour-tant, fils de parents professeurs, j’avais juré de ne jamais enseigner ! Mais ma femme et moi étions contents de quitter Paris». Il est question de processus d’innovation, de nouvelles technologies et de mécanique — et, durant son temps libre, il chante avec ses potes dans un orchestre.

Non loin de là, à Laval, le député-maire François d’Aubert cherche à dynamiser sa ville endormie. Il lance Bernard Taravel, cofondateur du Futuroscope, sur le sujet et ce dernier, professeur à Angers, réfléchit avec son collègue : «En Mayenne, le taux de chômage est très bas et les gens bossent comme des fous, explique Simon Richir. C’était l’époque des premiers films en 3D — on a proposé la réalité virtuelle.» Bingo! Dès 1999, les premières Rencontres internationales de la réalité virtuelle attirent 8000 participants à Laval. Hollywood saute dans le train en marche et le cinéma tend la main aux jeux vidéos — «bientôt, vous irez voir un film sur lequel vous influerez; à chaque séance, il sera différent». En 2005, il ouvre l’institut Ensam de Laval puis crée le master recherche Management des Technologies Interactives 3D, qui reçoit une quarantaine d’étudiants encadrés par une vingtaine de chercheurs.
« 2015 a été l’année des réalités virtuelle et augmentée. C’est la folie, tout le monde s’y précipite : Facebook a racheté Occulus, Apple absorbé Metaio…. » Un dernier conseil du jeune quinqua ? «Faites-vous plaisir, suivez votre intuition, la vie passe vite ! » D’ailleurs, le professeur a retrouvé un public, avec la Tila, la troupe d’improvisation de Laval — « Monter sur scène, faire rire, c’est peut-être une addiction », conclut-il d’un éclat de rire.

Claudine Moitié, journaliste, Arts et Métiers Magazine, 2018

Simon Richir sur son lieu de travail au Laval Virtual Center – France 3 Pays de la Loire

Mini-Bio

Simon Richir, Professeur, docteur et ingénieur de l’ENSAM (Arts & Métiers), est l’un des pionniers et des leaders reconnus de la recherche française pour la Réalité Virtuelle et ses applications pratiques. Simon Richir est également à la tête de l’Institut Laval Arts et Métiers, de la Chaire « Time to Concept Â» et de l’équipe de recherche « Présence & innovation » du laboratoire LAMPA. Ses activités de recherche et d’enseignement se concentrent sur l’innovation technologique, le processus de conception de produits/process/services, l’idéation, le management, les projets novateurs et l’utilisation novatrice de nouvelles technologies comme la réalité virtuelle ou la réalité augmentée. En plus de ces activités, il est également cofondateur et directeur scientifique de l’un des événements internationaux les plus prestigieux au monde dans le domaine de la réalité virtuelle : Laval Virtual.

Il est par ailleurs membre de la célèbre Troupe d’Improvisation de Laval, la Tila, avec laquelle il a créé la Compagnie des Imposteurs et il anime un groupe Germe pour le perfectionnement managérial des managers confirmés !-)